La Route des Musiques Sacrées est un voyage de 10 jours le long de l'épine dorsale de la musique dévotionnelle du Maroc, des confréries soufies de Fès au grand festival Gnaoua sur l'Atlantique à Essaouira. Il est conçu pour le voyageur qui comprend que cette musique n'est pas un spectacle — c'est un culte, une transe, un lignage et une mémoire — et qui veut l'entendre là où elle vit, avec quelqu'un qui peut nommer ce qui se passe et pourquoi c'est important.
Nous commençons à Fès, la capitale spirituelle, avec la tradition de la musique sacrée soufie : des sessions privées avec les confréries Aïssawa et Hamadcha, dont le hadra (la cérémonie dévotionnelle rythmique et répétitive) mène les participants vers la transe. Fès est également le berceau du Festival des Musiques Sacrées du Monde, fondé en 1994 ; ses dates pour 2026 (la 29e édition) n'avaient pas été officiellement confirmées au moment de la rédaction, nous ne construisons donc pas le circuit autour d'elles — mais lorsqu'elles seront annoncées et qu'elles conviendront à votre voyage, nous intégrerons le festival. La musique ici ne dépend pas d'un festival ; les confréries sont la source du festival.
Le voyage traverse ensuite le pays — Meknès et les ruines romaines de Volubilis, la route du sud, Marrakech et les musiciens Gnawa qui occupent un coin de la place Jemaa el-Fna — et arrive sur la côte pour la finale. Essaouira est le berceau de la musique Gnawa : une tradition de transe issue des Africains de l'Ouest amenés au Maroc à travers le Sahara il y a des siècles, construite sur le guembri (un luth basse à trois cordes recouvert de peau) et les qraqab (castagnettes en fer), et transmise à travers des cérémonies nocturnes appelées lila qui invoquent sept esprits, chacun avec sa couleur et son encens. La musique Gnawa a été inscrite sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité de l'UNESCO en 2019, et la médina fortifiée d'Essaouira est un site du Patrimoine Mondial de l'UNESCO à part entière.
Notre calendrier est construit autour de la seule date fixe : le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira, du 25 au 27 juin 2026 — sa 27e édition, parfois surnommée le 'Woodstock africain', réunissant plus de 400 artistes et 42 maâlems dans une ville de concerts gratuits sur scène principale et de rituels intimes dans les zaouias. Nous y sommes pour les trois jours, avec un accès réservé là où cela est utile et la liberté de flâner là où cela ne l'est pas. Un musicologue guide tout l'itinéraire, et deux sessions privées — un hadra de confrérie soufie à Fès et un lila de maâlem Gnaoua à Essaouira — signifient que la musique vous parvient, que le festival soit en saison ou non.
Un mot sur le respect, car c'est tout l'intérêt. Le lila est un rituel sacré, pas un spectacle ; nous ne filmons pas pendant la cérémonie, nous suivons les indications de notre maâlem sur ce qui est ouvert aux invités et ce qui ne l'est pas, et nous créditons les musiciens par leur nom. C'est le circuit le plus haut de gamme que nous proposons — dix jours, accès au festival, performances privées, un guide spécialiste, des riads de charme pendant la période de forte affluence du festival — et il est tarifé en conséquence. C'est aussi, si la musique sacrée vous touche, quelque chose d'unique au Maroc.
Pourquoi nous avons créé ce voyage
Youssef El Alaoui
Spécialiste Principal du Maroc, Morocco Beauty Spots
- 01Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira en guise de finale — la 27e édition, du 25 au 27 juin 2026, avec plus de 400 artistes dont 42 maâlems et des concerts gratuits sur la scène principale de la Place Moulay Hassan
- 02La musique Gnawa — inscrite sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité de l'UNESCO en 2019 — entendue dans son foyer atlantique, où elle a vu le jour parmi les Africains de l'Ouest amenés à travers le Sahara
- 03Musique sacrée soufie à Fès : sessions privées avec les confréries Aïssawa et Hamadcha, dont le hadra est dévotion, non performance
- 04Un musicologue / spécialiste culturel guidant tout l'itinéraire — nommant les maâlems, expliquant le rituel de transe lila et les sept esprits, le guembri et les qraqab
- 05La médina d'Essaouira, classée par l'UNESCO (la ville fortifiée de Mogador du XVIIIe siècle) et ses zaouias Gnawa
- 06Une approche respectueuse, sacrée et non spectaculaire : pas de filmage pendant le rituel lila, juste reconnaissance aux musiciens, la musique traitée comme le culte qu'elle est
- 07Profondeur des villes impériales et de la côte atlantique en chemin — Fès, Meknès, Volubilis, les racines Gnawa de Marrakech, et la route vers la mer
“La plupart des circuits musicaux vous vendent une soirée folklorique avec dîner. Ce n'est pas ça. Le hadra soufi à Fès et le lila Gnaoua à Essaouira sont religieux — transe, lignage, dévotion — et notre travail consiste à vous y introduire respectueusement et à vous expliquer ce que vous entendez. Nous ne filmons pas les rituels, nous nommons les maâlems, et nous calons le voyage sur la seule date certaine : le festival Gnaoua fin juin. La musique fait le reste.”












